Un blog, deux soeurs, deux maris et huit enfants, un chat... Plein d'idées pour faire de chaque ouvrage "fait maison" un petit bonheur pour soi et pour les autres...
Et le souvenir d'une maman qui savait tout faire de ses mains.

lundi 7 mai 2012

Dans les champs de Flandres

Eh ! Oui ! Aujourd'hui, c'est le 7 mai, et ceux qui ne sont pas de cérémonie demain vont pouvoir  se payer une bonne petite grasse matinée... 
C'est aussi, avec le 11 novembre, le jour du Bleuet de France !
Vous allez croiser dans la rue des personnes qui vont essayer de vous vendre des bleuets de tissu à porter sur votre manteau... à moins que vous ne décidiez de fabriquer vous-même votre propre bleuet, en capsules Nespresso et perles de rocaille, par exemple : 
Bleuet en capsules dit "Bleuet Robocop" 
ou bien un bleuet au crochet avec un peu de cordonnet bleu et du coton noir,
Bleuet au crochet essai 1
ou  un bleuet, toujours au crochet, avec du cordonnet bleu roi et du coton bleu ciel
Bleuet au crochet essai 2
Bleuet au crochet essai 3
 ou encore une broche-bleuet en porcelaine....
Broche "In Flanders fields"
Evidemment, elle n'a pas pu s'en empêcher, la Louise, il a fallu qu'elle rajoute une phrase sur sa broche-bleuet, pour raconter une histoire !

Mais cette fois, c'est une vraie belle histoire :
Un médecin canadien engagé dans le Première Guerre Mondiale, le major John McCrae, écrit ce beau poème en 1915, après la deuxième bataille d'Ypres  :

In Flanders fields, mémorial de John McCrae
cf un essai de traduction à la fin de ce message
Publié dans le journal britannique Punch, ce poème devient vite très populaire, et, à la fin de la guerre, les Britanniques et les troupes du Commonwealth choisissent le coquelicot comme symbole pour rendre honneur aux morts de la guerre. De fin octobre jusqu'au 11 novembre, tout le monde porte un coquelicot à la boutonnière.
De son côté, la France choisit le bleuet, qui pousse aussi dans les champs de blé dévastés, et la Belgique choisit la marguerite pour garder la mémoire des soldats tombés. 
Après l'armistice, les "Gueules cassées" (les soldats mutilés ou défigurés) fabriquent de petits bleuets de tissu qui sont vendus pour les aider à vivre ou à faire vivre les familles des tués.
L'association "Le Bleuet de France", qui vend ces petites fleurs de tissu le 11 novembre et le 8 mai de chaque année, perpétue cette tradition et organise des actions au profit des anciens combattants, des pupilles de la Nation, mais aussi des blessés et des familles de tués dans les Opérations Extérieures contemporaines.

Bon, voilà, l'histoire... Un peu longue et un peu triste, mais comme, dans la famille de Marie et Louise, il y a :
- trois militaires en activité
- deux ex-officiers sous contrat tous deux devenus conjoints de militaire
- un jeune homme qui se prépare aux concours d'entrée dans l'armée
- un chat qui fut batailleur et qui a failli s'appeler "General San Martin"...

Vous devinez la suite !

Louise

Dans les champs de Flandres poussent les coquelicots
Entre les rangs et les rangs de croix
Qui marquent notre demeure ; et dans le ciel,
Les alouettes téméraires volent en chantant,
Un chant que l'on entend à peine dans le bruit des canons.


Nous sommes les morts. Il y a seulement quelques jours
Nous vivions, nous savourions l'aube et la lueur du soir,
Nous aimions, nous étions aimés, et maintenant nous sommes étendus
Dans les champs des Flandres.
Continuez notre guerre contre l'ennemi ; 


Nos mains défaillantes vous tendent
La torche ; Tenez-la bien haut.
Si vous trahissez notre confiance, la confiance des mourants, 
Nous ne dormirons pas, même si les coquelicots continuent à pousser
Dans les champs de Flandres.

3 commentaires:

delphine a dit…

bien intéressant !

en plus, ta broche est magnifique!!! mais je n'arrive pas à lire complètement la phrase, c'est frustrant.. we shall not sleep though poppies ......

Les petits bonheurs a dit…

We shall not sleep though poppies grow in Flanders fields. C'est la dernière phrase du poème.
Louise

delphine a dit…

merci, mes yeux me jouent des tours .....